Présentation
Serge Aimé Coulibaly est un danseur, chorégraphe et artiste burkinabè originaire de Bobo-Dioulasso. Depuis le début des années 2000, son travail s'est imposé sur les scènes africaines, européennes et internationales. Son inspiration prend profondément racine dans la culture africaine, mais son langage artistique s'adresse au monde entier. UN DESTIN QUI COMMENCE AU BURKINA Son parcours artistique commence au Burkina Faso au sein de la compagnie FEEREN, dirigée par le regretté Amadou Bourou. Il y apprend le théâtre, la danse et la musique et développe progressivement une véritable vocation artistique. Cette formation sera déterminante dans la construction de son langage : chez Serge Aimé Coulibaly, la danse ne sera jamais séparée de la musique, du théâtre, de la culture et de la vie. En 1998, il est choisi pour chorégraphier la cérémonie d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations au Burkina Faso. Un an plus tard, en 1999, il signe également la chorégraphie de la cérémonie d'ouverture du FESPACO à Ouagadougou. Ces premières grandes réalisations annoncent déjà ce qui deviendra sa trajectoire : faire de la création artistique africaine un langage capable de dialoguer avec le monde. L'INTERNATIONAL Après avoir poursuivi sa formation notamment en France auprès de Claude Brumachon, Serge Aimé Coulibaly développe une carrière internationale. En 2002, il fonde Faso Danse Théâtre, compagnie avec laquelle il développe une écriture chorégraphique personnelle et puissante. Ses créations sont ensuite présentées en Afrique, en Europe et sur d'autres continents. Son parcours est également marqué par des collaborations avec des artistes et compagnies internationales, notamment Alain Platel, Sidi Larbi Cherkaoui et la compagnie australienne Marrugeku. KALAKUTA REPUBLIK : L'AFRIQUE QUI DANSE POUR SA LIBERTÉ Parmi ses œuvres les plus emblématiques figure Kalakuta Republik, créée autour de la figure du musicien nigérian Fela Kuti. À travers Fela, Serge Aimé Coulibaly explore la révolte, la liberté, l'engagement et la capacité de l'art à résister. L'œuvre a notamment connu une importante visibilité internationale après son passage au Festival d'Avignon, contribuant à installer davantage le nom du chorégraphe burkinabè sur la scène internationale. KIRINA : UNE HISTOIRE AFRICAINE QUI VOYAGE Avec Kirina, créée en 2018, Serge Aimé Coulibaly poursuit cette recherche autour de l'Afrique, de ses migrations, de ses transformations et de son rapport au monde. L'œuvre associe son écriture chorégraphique à une création musicale dirigée par Rokia Traoré, avec un livret de Felwine Sarr. C'est une illustration remarquable de sa démarche : réunir plusieurs grandes voix artistiques africaines pour raconter une Afrique contemporaine capable de produire ses propres récits. L'ART COMME RESPONSABILITÉ Ce qui distingue profondément Serge Aimé Coulibaly est sa conception de l'art. Pour lui, la danse n'est pas seulement un spectacle. Elle est un moyen d'interroger la société. Ses créations abordent des questions complexes et cherchent à provoquer une réflexion sur le monde, sur les transformations sociales et sur la responsabilité de chacun. Il considère également qu'il appartient aux artistes de réfléchir à leur place dans la société et à la puissance de leur langage artistique. TRANSMETTRE AU LIEU DE PARTIR L'un des aspects les plus importants de son héritage est son engagement en faveur de la création artistique en Afrique. En 2011, il fonde à Bobo-Dioulasso ANKATA, un laboratoire international consacré à la recherche, à la création et à la production dans les arts de la scène. Cette démarche est essentielle pour la Rue des Étoiles. Car Serge Aimé Coulibaly n'a pas seulement cherché à réussir à l'international. Il a également cherché à créer des espaces pour que d'autres artistes africains puissent émerger. UNE CULTURE AFRICAINE QUI N'A PAS BESOIN DE S'EFFACER POUR ÊTRE UNIVERSELLE Son parcours raconte quelque chose d'essentiel à la jeunesse africaine : on peut partir du Burkina Faso, puiser profondément dans sa culture et néanmoins parler au monde entier. Il n'a pas abandonné son identité pour devenir international. Au contraire. C'est précisément son identité africaine qui est devenue la source de son langage universel. Et son travail continue de s'inscrire dans cette dynamique : en 2026, Faso Danse Théâtre présente notamment Back to Kidal, une création qui explore le Sahel et donne la parole à une femme de cette région. POURQUOI SERGE AIMÉ COULIBALY MÉRITE UNE ÉTOILE ? Parce qu'il a contribué à faire de la danse contemporaine africaine un langage international. Parce qu'il a porté le nom du Burkina Faso sur de grandes scènes du monde. Parce qu'il a démontré que l'art africain peut être profondément enraciné dans ses cultures tout en étant universel. Parce qu'il considère l'artiste non seulement comme un créateur, mais comme un citoyen responsable de son époque. Parce qu'il œuvre à la transmission et à l'émergence de nouvelles générations d'artistes africains. Et parce que son parcours rappelle une vérité que la Rue des Étoiles doit transmettre aux enfants d'Afrique : « Nos racines ne sont pas une frontière. Elles peuvent être le point de départ d'un langage que le monde entier comprend. » SERGE AIMÉ COULIBALY UN HOMME. UNE DANSE. UNE CULTURE. UN LANGAGE UNIVERSEL. SON ÉTOILE APPARTIENT À L'HISTOIRE DE L'ART AFRICAIN.